BILAN DE NOS ACTIVITÉS CONTRE LA PAUVRETÉ EN GUINÉE
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II – 2 – 2 Fumier

Au Japon, en principe, on engraisse, traditionnellement, les champs avec du fumier avant les semailles, et répand de l'engrais bokachigoé plus tard au cours de la pousse des produits agricoles.
Le rôle du fumier est de fournir des substances nutritives indispensables aux produits agricoles avec l'engrais bokachigoé et d'amender le sol au point de vue physique. La quantité de bactéries est un critère de fertilité du sol. C'est à dire que le sol riche en bactéries est bien décomposé et aéré, ce qui est idéal pour le développement des racines des produits agricoles.
Les engrais organiques amendent le sol non seulement chimiquement mais aussi physiquement, et leurs effets durent è long terme. Quant aux engrais chimiques, malgré leurs effets immédiats, ils ont un défaut : ils dégradent le sol physiquement et chimiquement par l'accumulation des bases de substances chimiques dans la terre.

Ajouter des feuilles mortes aux excréments du bétail et faire fermenter

Répandre des eaux résiduaires qui se produisent lors de l'extraction de l'huile de palmiste afin d'aider à la fermentation

II –3 Expérience de culture de produits agricoles avec des engrais organiques

II–3–1 Riz cultivé dans des rizières sèches

On dit que la cuture du riz s'est développé en Guinée à partir du moment où après la Seconde Guerre mondiale la France a importé du riz de l'Indochine (l'actuel Viêt-nam) pour faire face au déficit alimentaire et les Guinéens ont appris son bon goût. En Guinée, le riz est cultivé, dans la plupart des cas, en rizière sèche, et le riz cultivé en rizière irriguée occupe moins de 10% de la superficie cultivée du riz.

Nous avons fait une expérience de culture du riz de genre chinois, qui se cultive partout au village Sanawalia, où il y a notre centre de formation. Nous avons divisé en quatre le terrain destiné aux expérimentations qui fait 256 m² de superficie (un carré de 16 mètres sur 16) : nous avons répandu du fumier et du bokachigoé en première division, du bokachigoé seulement en deuxième division, du fumier seulement en troisième division, et rien en quatrième division. Nous avons engraissé la première et la troisième division avec deux pleines remorques de bicyclette de fumier avant les semailles. Au moment des semailles, nous avons espacé les semences de 25 centimètres. Ensuite, nous avons répandu du bokachigoé en première et deuxième division.
Environ 90% de semences ont germé 6 jours après les semailles et ont commencé à fleurir 60 jours après la germination. Nous avons fait la récolte 97 jours après les semailles. Nous avons mesuré, selon les coutumes locales, la capacité – à la place du poids – de la récolte pour chaque division avec des boîtes de la purée de tomate. Les résultats de la mesure sont suivants :
- la première division (fumier et bokachigoé) : 21 boîtes
- la deuxième division (bokachigoé seulement) : 19 boîtes
- la troisième division (fumier seulement) : 12 boîtes
- la quatrième division (sans engrais) : 6 boîtes
Si nous comparons les poids du récolte de ces quatre divisions, c'est le même résultat : les effets des engrais organiques sont évidents. Comme dans la plupart des cas les agriculteurs locaux cultivent du riz aux brûlis sans engrais, on peut estimer que les conditions de la culture locale sont équivalentes à celles de la quatrième division de cette expérience. Les agriculteurs locaux sont frappés de l'efficacité des engrais organiques.

La division du terrain destiné aux expérimentations où du riz de genre local est cultivé, engraissée avec du fumier et du bokachigoé

La division du terrain sans engrais
La division du terrain sans engrais

La division du terrain où des tomates sont cultivées, engraissée avec du bokachigoé

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